Et nous découvrons Minorque !

Aux petites galères techniques inéluctables semble-t-il d’un tel projet, et à la nécessaire acclimatation à la vie en mer, succède le temps de la découverte d’un littoral exceptionnel. Minorque en guise de préface à notre année sabbatique… un bon choix.

DSC_3445

Lolito  (entre deux branches !) au mouillage dans Calla Macarelleta y calla Macarella, au sud de Minorque

Voilà bien une chose (très) rassurante, les navigations mêmes de plus de 20 heures se passent idéalement. Chacun trouve son rythme : Line et Milo jouent beaucoup au Lego, au Playmobile, apprennent à faire des nœuds, écoutent leur musique, leurs histoires, lisent et dorment. DSC_3334Pendant que de notre côté, on assure la veille, on bouquine et on assure nécessairement l’intendance. En revanche, nous sommes unanimes : quand la brise se lève et que le moteur est enfin réduit au silence, c’est un grand soulagement collectif ! Pour notre seconde grande traversée (après celle du golfe du Lion entre Port-Camargue et le cap Creus réalisé à 80 % au moteur), la fenêtre météo nous était bien plus favorable puisque la moitié de la navigation s’est faite à la voile. Soit dix heures sous grand-voile et code D à glisser sur une mer calme avec une grosse, très grosse surprise qui nous a fait perdre deux heures : un thon d’au moins trois kilos ! (il n’y a aucun marseillais à bord). Un combat acharné mené par Laure qui nous a obligé à mettre en codeDpanne afin de ramener laborieusement l’énorme bestiole aux reflets argentés. Très honnêtement au début c’était un combat pour l’honneur, nous n’y croyions pas du tout tant la canne ployait et le moulinet patinait ! Puis, pendant deux heures, nous nous sommes successivement interrogés sur la manière de le remonter à bord, de le tuer puis de le préparer. Enfin une fois la bête rendue a quelques mètres de Lolito, nous avions (au moins tous les deux, sans doute moins les enfants) des crampes d’estomac tant la prise promettait un repas gargantuesque !!

Toujours se battre jusqu’au bout !

Épuisé par un combat sans répit et sans concession, les deux camps semblaient avoir atteint le bout de leur force ! Laure au moulinet… moulinait ! Tant et si bien que des ampoules aux doigts en attestent encore, moi, avec mes encouragements je participais amplement au combat tandis que les enfants… jouaient à tout autre chose, trouvant que quand même pour un simple poisson tout ça durait un peu trop ! Bref, armés d’une bouteille de rhum pour anesthésier la bestiole, d’une pique à poulet pour l’achever et d’une bassine pour l’étriper, nous étions fin prêts. Le thon semblait avoir fait sien le destin que nous projetions, nous laissant – enfin – le ramener vers la jupe arrière de Lolito. Mais le Thon est têtu, bien lui fasse et d’un dernier coup de queue – aidé il va de soi par mon inexpérience – est reparti avec sa gueule (sévèrement) cassée laissant dans notre bouche un goût de trop peu… et une sévère crampe d’estomac ! Soit… Le combat fut tout de même beau et nous ne lui en tiendrons pas rigueur, En revanche, à tous ses frères que nous croiserons : gare à vous, nous avons une revanche à prendre !

Minorque, prélude à une année turquoise

DSC_3378C’est à Ciutadella, sur la côte ouest de Minorque que nous atterrissons en fin de journée et que nous mouillons l’ancre dans une cala au pied de la ville. Mouillage encombré, mais abrité et bienvenu. Bienvenu en effet, car nous commençons à payer sévèrement le dernier mois de préparation ainsi que la course touristique engagée avec bonheur lors de notre escale à Barcelone pour tout voir (ou presque) de la capitale catalane. Au menu donc des ces deux premiers jours minorquins : repos, repos et repos, avec une petite descente en ville pour « sentir » le pays et s’approvisionner. Ce n’est qu’après deux tours de cadran que sonne l’heure de notre rentrée ! Paradoxe : c’est à Minorque que prennent fin les vacances, ou disons plutôt que l’école recommence !

DSC_3351okDésormais, le matin, c’est le temps de l’apprentissage pour Laure, Line et Milo. Le temps du rangement, du bricolage et du ménage pour moi. C’est surtout le temps d’affiner ce qui sera notre rythme de vie durant l’année à venir. Une astreinte pas évidente, mais il suffit de penser à la cour de récréation qui nous attend après pour trouver la motivation. Et comme cours de récrée, Minorque en tout cas sa côte sud, en impose ! Calas aux eaux turquoises, entourées de falaises verdoyantes ouvrant sur un bandeau de sable fin immaculé…

On révise alors les fondamentaux d’architecture devant nos chantiers médiévaux : sable fin, sec ou mouillé pour les remparts ? Ah… la belle vie !

DSCF5054

Publicités

5 réflexions sur “Et nous découvrons Minorque !

  1. Bravo, Je revois très bien ces coins des Baléares avec leurs criques de rêve, aux fonds turquoises et aux eaux séductrices. Excellente mise en bouche pour un long voyage. On pense à vous et naviguons avec vous par procuration. Bonne navigation. La grange d’Albiac.

    Aimé par 1 personne

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s