Une jumelle, qu’est-ce que c’est ?

Sur Lolito, c’est une optique qui passe de main en main, des moussaillons au capitaine et qui sert autant à sécuriser notre navigation qu’à nous divertir en observant de loin les calas de Minorque, les grottes de Majorque et les autres bateaux que nous croisons ! La notre est digne d’un destroyer ! Line l’adore « on dirait que c’est tout près, mais en fait c’est loin… »

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Line en veille attentive avec nours jumelles Steiner 

À quoi sert-elle ?
À tout ! La veille du plan d’eau, à la préparation d’une arrivée (en mer, on parle d’atterrissage) dans un port ou un mouillage, à l’observation de la faune, d’un autre bateau, mais aussi à celle des risées par petit temps ! Parfois dotée d’un compas comme pour la nôtre, elle permet de relever un cap.

Est-elle obligatoire ?
Non, plus depuis 2005, mais sa présence reste vivement conseillée.

Comment choisir sa jumelle marine ?
Une étanchéité à toute épreuve pour éviter d’avoir de la buée à l’intérieur de l’optique, l’intégration d’un compas de relèvement et un grossissement « raisonnable », car on est pas toujours très stable sur le pont d’un voilier.

Quel grossissement choisir  ?
Indiscutable un grossissement de 7. En deçà, la jumelle ne sert à rien. Au-delà, il devient très difficile de stabiliser l’image et donc d’obtenir une observation confortable et nette. Ce grossissement est habituellement associé à un diamètre d’objectif de 50 mm. Ce choix ne tient pas du hasard. Le rapport entre l’objectif et le grossissement (50/7) correspond au diamètre maximal de la pupille de l’oeil humain (7mm) ! Il garantit ainsi une luminosité optimum et donc une qualité d’observation optimum de l’aube au crépuscule !

Qu’est-ce que le prisme ?
Toutes les jumelles utilisent un assemblage de prismes à travers lequel passe la lumière et qui vont permettre de remettre à l’endroit l’image évitant ainsi que l’on observe un paysage inversé gauche droite/haut bas. Deux techniques coexistent avec pour chacune leurs avantages et leurs inconvénients. On distingue aisément la forme du corps de la jumelle qui leur est associé : un corps compact et des lentilles alignées induisent un prisme en toit, des lentilles désaxées induisent l’utilisation du prisme dit « de Porro ».

Jumelle_Prisme en toit     Jumelle_Prisme porro

Alors, prisme en toit ou prisme de Porro ?
Le prisme en toit (en raison de sa forme de toit de maison) implique un corps de jumelle compact, mais il est délicat à assembler et sensible aux chocs. La lumière rebondit 5 fois avant d’atteindre l’oeil engendrant une perte de lumière plus importante qu’avec un prisme de Porro (4 rebonds). Le prisme de Porro (de l’inventeur Ignazio Porro) est plus simple, plus fiable, plus lumineux, mais plus encombrant. C’est cependant celui que l’on retrouve majoritairement dans la catégorie des jumelles marine en raison de sa fiabilité et de sa luminosité.

Qu’est-ce qu’une jumelle stabilisée ?
C’est une jumelle classique, mais motorisée afin de stabiliser l’image. Cela permet par exemple de choisir un modèle avec un plus fort grossissement sans perdre en confort d’observation. Ce n’est pas une solution conseillée en mer, car elles sont fragiles et chères.

Quelle étanchéité ?
L’étanchéité n’est pas là pour sauver l’étourdi qui laisserait tomber la jumelle par dessus bord, mais pour garantir sa fiabilité dans le temps. Les embruns sur le pont ou les chocs thermiques sont bien plus à craindre, car ils peuvent engendrer la formation de condensation à l’intérieur de la jumelle. Mieux vaut donc opter pour un modèle enfermant du gaz (azote) qui garantit un assemblage parfaitement étanche du corps de la jumelle.

Qu’est-ce que le champ de vision ?
Il s’agit de la section visible à travers la jumelle à une distance de 1000 mètres. Plus elle est large, plus la vision est confortable et moins il est nécessaire de balayer l’horizon pour trouver l’objet de sa recherche. La moyenne pour une jumelle 7×50 se situe entre 110 et 130 mètres.

L’intérêt d’un compas ?
Jumelle_STEINER GLOBAL 7X50
Il permet de relever un cap plus facilement qu’avec un compas traditionnel en pointant avec précision l’amer visé. un compas intègre toujours un réticule (une échelle graduée) qui permet de calculer la distance ou la taille d’un amer quand la hauteur est connue : (hauteur/graduations) x1000= distance en mètre ; quand la distance est connue : (distance x graduations/) x 1000 = hauteur en mètre.

Combien ça coûte ?
De 150 € pour les modèles standard. De 500 € à plus de 1500 € pour un modèle haut de gamme Steiner (l’inventeur des jumelles à compas).

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