Bienvenido en Républica Dominicana !

Nous voici enfin dans LE Nouveau Monde, celui de 1492, celui de Christophe Colomb ! D’ailleurs, les enfants vous diront qu’on le croise partout : la plage de Colomb, la maison de Colomb, la statue de Colomb, l’église de Colomb, l’île de Colomb, etc. Les Grande Antilles, c’est surtout un changement radical par rapport aux Petites Antilles : nouveau décor et nouvelle ambiance.

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L’atmosphère en République Dominicaine est comparable à celle du Cap-Vert. Ces îles au croisement des cultures africaines et caraïbéennes, royaume de la débrouille et de la joie

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Christobal !

de vivre. Côté tourisme, s’il est ici aussi très présent, c’est un tourisme venu des airs et non de la mer. En effet, les équipements pour la plaisance sont quasi inexistants et leurs développements n’ont pas l’air d’être au programme ! Pas ou peu d’infrastructures – pas même de quoi débarqué à terre en annexe -, une cartographie incertaine, des mouillages sauvages à explorer, mais à condition d’obtenir l’autorisation de s’y rendre, ce qui n’est pas toujours une mince affaire. En effet, ici (comme à Cuba), pas question de laisser un voilier voguer ou mouiller où bon lui semble. Chaque déplacement doit être préalablement approuvé, autorisé par le commandement militaire de la zone. N’oublions pas qu’avec la proximité de Puerto Rico, la mer est, la nuit, le terrain de jeu des passeurs de drogue. Du coup, les voiliers qui passent au large des côtes de la République Dominicaine – généralement des Américains se rendant aux BVI – ne s’y arrêtent quasiment jamais. Et pourtant, la Rep’ Dom’ mérite un détour. C’est une île à part.
Nous y avons accosté à l’est, mouillant notre ancre devant Santa Barbara, dans la baie de

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Avec les copains dans les Haitises

Samana. Une immense mer intérieure qui pourrait accueillir l’intégralité des Îles Vierges Britanniques et au fond de laquelle se trouve une mini baie d’Halong : les Haitises. Enchanteur, le site est aussi grandiose que désert ! Certes, il faut un peu négocier avec les autorités militaires et signer une décharge pour obtenir l’autorisation d’y passer une ou plusieurs nuits, mais cela vaut le coup ! Seul bémol ? Dès qu’il pleut, les rivières y charrient une importante pollution… Nous nous retrouvons entourés de milliers de détritus en plastique ou en verre, tongs, bidons, pots de yaourt et autres objets flottants non identifiables. C’est très moyen, mais cela a le mérite d’ouvrir encore un peu plus les yeux des enfants – qui n’en reviennent pas — sur la nécessité de respecter la planète. Ici (tout comme au Maroc, au Cap-Vert ou en Dominique), la poubelle est un concept abstrait.

Après quelques jours d’exploration des Haitises – remontant une rivière à la pagaie ou explorant de profondes rias -, nous quittons la baie de Samana, contournons la péninsule du même nom et mouillons – à l’invitation d’un navigateur local – derrière la barrière de corail de Las Terrenas. Un village de pêcheur sorti de son isolement avec l’arrivée d’une communauté baba cool française au début des années 80. Le village, désormais en partie occidentalisé (il y a près de 2 000 ressortissants français sur place !) n’en reste pas moins sympathique.

Il représente surtout pour nous un moyen de pénétrer facilement vers l’intérieur de l’île et un mouillage sûr (à défaut d’être calme) pour Lolito. Nous pourrons ainsi l’y laisser sans crainte le temps de visiter Saint-Domingue – la capitale du Nouveau Monde, celle de Christophe Colomb, le revoilà… encore ! — à quelques heures de route.
Saint-Domingue. Si ses abords sont sans charme, déambuler dans son centre historique, parfaitement restauré nous fait quand même quelque chose… S’imaginer que c’est d’ici que les Espagnols ont organisé la découverte du Nouveau Monde, que Cortes y planifia sa grande expédition en Amérique centrale reste poignant…
Retour au bateau et nouvelles aventures pour l’équipage : je me débats avec les artisans locaux pour faire refaire une pièce de métal essentielle pour la tenue du mât du bateau avec un résultat catastrophique… (C’est le chantier Yes de Port Camargue, merci Patrick !! qui va nous envoyer la fameuse pièce à Cuba ! … En espérant que ça aille, car à ce jour, alors que nous sommes toujours en vadrouille dans l’île de Fidel, nous n’avons pas encore pu la monter sur Lolito).

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Las Terrenas

Après quelques jours d’exploration des Haitises – remontant une rivière à la pagaie ou explorant de profondes rias -, nous quittons la baie de Samana, contournons la péninsule du même nom et mouillons – à l’invitation d’un navigateur local – derrière la barrière de corail de Las Terrenas. Un village de pêcheur sorti de son isolement avec l’arrivée d’une communauté baba cool française au début des années 80. Le village, désormais en partie occidentalisé (il y a près de 2 000 ressortissants français sur place !) n’en reste pas moins sympathique.

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La première cathédrale du Nouveau Monde – Saint Domingue

Il représente surtout pour nous un moyen de pénétrer facilement vers l’intérieur de l’île et un mouillage sûr (à défaut d’être calme) pour Lolito. Nous pourrons ainsi l’y laisser sans crainte le temps de visiter Saint-Domingue – la capitale du Nouveau Monde, celle de Christophe Colomb, le revoilà… encore ! — à quelques heures de route.
Saint-Domingue. Si ses abords sont sans charme, déambuler dans son centre historique, parfaitement restauré nous fait quand même quelque chose… S’imaginer que c’est d’ici que les Espagnols ont organisé la découverte du Nouveau Monde, que Cortes y planifia sa grande expédition en Amérique centrale reste poignant…
Retour au bateau et nouvelles aventures pour l’équipage : je me débats avec les artisans locaux pour faire refaire une pièce de métal essentielle pour la tenue du mât du bateau avec un résultat catastrophique… (C’est le chantier Yes de Port Camargue, merci Patrick !! qui va nous envoyer la fameuse pièce à Cuba ! … En espérant que ça aille, car à ce jour, alors que nous sommes toujours en vadrouille dans l’île de Fidel, nous n’avons pas encore pu la monter sur Lolito).

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Rentrée scolaire pour Line et Milo ainsi que pour leur copains des voiliers Archipell et Soca

Pendant ce temps-là, les enfants prennent pour la première fois de l’année le chemin d’une véritable école pour leur plus grand bonheur. Au programme : exposé de notre périple devant tous les élèves français de Las Terrenas et intégration dans leur niveau respectif ! Et pour nous : pour la première fois depuis le 8 août 2016, une éternité : NOUS SOMMES LIBRES !! ENFIN LIBRES !! SANS ENFANTS!!!… Pendant 5 heures… Bonheur. Épanouissement. Liberté. Calme. En un mot : Vacances.

Mais cela vaut aussi pour les enfants qui en redemandent ! Parfait : ils iront donc à l’école trois jours de suite. Un nouveau petit rituel se met en place. Levé à 6 heures 30, p’tit déj’, préparation du sac à dos, débarquement sur la plage, puis 10 minutes de motocuncho (à trois par moto : un chauffeur, un adulte, un enfant !) direction l’école sur les hauteurs du village pour démarrer à 8h.

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Enfin sans les enfants, Damien cours vite chez Nana… Mojito !!  

Pendant ce temps-là, on s’interdit de rentrer sur Lolito faire les inévitables tâches ménagères pour profiter de la ville à un rythme d’adulte. Une escale qui ne sera pas que studieuse, mais qui sera aussi nature avec une excursion en cheval dans l’intérieur des terres vers une belle cascade tropicale, et bien évidemment culturelle avec la dégustation de nos premiers combos Cigare/Mojito ! C’est qu’il faut prendre le pli avant Cuba, notre prochaine escale…

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