This is the end, beautiful friends…

C’est la fin (…), la fin de ce beau voyage, la fin de neuf mille milles de navigation à travers la mer méditerranée, l’océan atlantique, la mer des caraïbes et la mer des sargasses. Un final en beauté, avec une navigation rapide vers nos jolies côtes bretonnes. 

DBI_5374

Arrivée en Bretagne

Allez on joue à un petit décompte ? 11 mois, passés à 4 en huit clos ou presque sur un voilier de 12 mètres de long et 4 mètres de large, une quarantaine d’escales dans 16 pays, mais 42 îles abordées, foulées, explorées. Pour le décompte des bouteilles de rhum, nous avons perdu le fil en cours de route tout comme celui des amis rencontrés, mais les rencontres ont été nombreuses, riches et joyeuses. Un an de voyage, c’est aussi 1200 heures de cours particuliers pour les enfants – je rends là hommage au courage et à l’abnégation de leur professeur –, plus de 300 idées repas à trouver (dont 200 à base de pâtes !), une centaine d’heures de bricolage, une vingtaine de corvées d’eau, plusieurs milliers de mouvements de brasses autour de Lolito, pas mal de bombes et autres plongeons, et « en vrai » pour reprendre une expression chère à Line une soixantaine de jours de navigation (à la louche, un compte à affiner). Finalement peu de choses sur une année qui en compte 365…

Plus que le retour, qui ressemble à un petit déménagement (il faut vider/nettoyer/ranger Lolito ; trier et encartonner toutes nos affaires), comment ont été nos derniers jours en mer ?

Nous sommes le 3 juillet au matin. Lolito largue les amarres d‘Angra do Heroismo sur Tercera l’île la plus nord-est des Açores. Pas mal de copains – dont Arwen et Cocodelo – comme nous, attendaient les bonnes conditions météo pour mettre le cap sur la France. Une navigation en petite flottille qui ne durera pas, car c’est là que nos routes se séparent. Les uns rejoignent La Rochelle, les autres Cherbourg, Belle-île ou Nantes suivant alors des caps imperceptiblement différents. Quelques degrés en plus ou en moins nous feront perdre le contact VHF assez vite. This is the end… Lire la suite

Açores, encore et toujours !

On en redemande, tellement l’archipel nous à séduit. Flores bien sur, mais aussi Faial, Pico, Sao Jorge et Terceira. Nos prefs’ ? Le trio Flores, Pico, Sao Jorge. Un archipel tellement chouette que les mots nous manquent… place aux photos !

C’est un peu facile, mais bon, nous partons demain matin pour la dernière partie de la transat, cap sur la Forêt-Fouesnant alors le temps manque un peu, malgré un équipier venu en renfort pour : faire la veille, la cuisine, la vaisselle, les manoeuvres, barrer et s’occuper de ses petits-enfants !! Merci Grand-Père ! pour le programme c’est simple : pêche, lecture et farniente !

Allez on débrief dans 10 jours quand nous serons de retour en europe continentale… snif, snif…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 

 

We are coming back ! 

C’est parti, nous quittons les Bermudes avec un petit regret : pas eu le temps de visiter l’île ni de voir les fabuleux  bateaux volant de l’America’s cup… Dommage, mais la fenêtre météo est là et si nous voulons profiter un peu des Açores, il faut partir. Alors go !

Prévision météo et routage (partiel) Weather4D des Bermudes aux Açores

La semaine de navigation – plutôt sympa – depuis les Bahamas est encore dans les mémoires avec du près, mais sans douleur, et pas mal de moteur sur la fin (voir en fin d’article ma prose…) que nous repartons déjà en mer.

Cette fois ci nous devrions être poussé par le vent : c’est plus confortable et plus rapide ! On vous dira si les prévisions étaient bonnes. En attendant Weather4D nous prévoit une route directe avec deux passages de front (c’est à dire du vent un peu plus fort ) mais tranquille. Bon ça reste des prévisions et tout peu changer mais on y croit !

Encore deux courses à faire, Lire la suite

Cuba libre !

Comme c’est bizarre, cette immersion dans la « Patria del Socialismo ». Jamais escale n’a fait naître autant de discussions à bord de Lolito. On aime, mais on s’interroge inévitablement sur le système, ce qu’il a apporté de positif à la population, sur les entraves à toutes les libertés fondamentales, sur son inavouable ouverture au marché, sur l’accueil de l’étranger : chaleureux, amical, profitable…

cuba-30
Que de paradoxes dans la patrie du socialisme : Fidel (même après sa mort) est bien plus que le leader maximo, plus que le père de la patrie, c’est semble-t-il le père de chacun des Cubains sans aucune remise en question de la doctrine socialiste alors que c’est très clairement l’entreprise individuelle (taxi, casa particular, paladares, etc.) et le marché noir qui permet aujourd’hui aux cubains de survivre. Le jeu de la double monnaie (25 CUP pesos national réservés aux Cubains = 1 CUC peso convertible aligné sur le $ pour les touristes) accentue encore plus le besoin pour la population de trouver des sources de revenus en CUC.

Mais bon, si la parole se délie avec certains Cubains le temps d’un trajet en taxi en Peugeot 404 de 1973 (il n’y a pas que de vieilles Américaines à cuba !), de la préparation d’un repas dans une casa avec Joana notre cuisinière, la propagande intensive et la fierté nationale font beaucoup et il est rare d’entendre un discours critique… Sont-ils tous pour le régime ou est-ce de l’autocensure ? Les deux « Commandanté » ! Lire la suite

Les Vierges en guise d’adieu…

… aux petites Antilles ! Après elles, cap sur les Grandes Antilles – République Dominicaine et Cuba. La fin du périple se dessine progressivement, mais pour le moment nous continuons nos sauts de puces d’île en île et continuons de fouler du pied du sable toujours plus fin, plus blanc, plus chaud !

DBI_8996

Est-ce qu’on s’en lasse ? Non. Est-ce qu’on se blase ? Un peu, mais on se reprend vite ! La dernière escale à Barbuda était pour le coup franchement incroyable. Pour être simple Barbuda est une succession d’immenses plages de sable claire baignée dans des eaux turquoise où se dessine souvent l’ombre furtive d’une raie… une véritable carte postale de la plage paradisiaque et désertique. Changement d’ambiance lors de notre remontée de l’arc antillais qui nous a amenées à mouiller devant Gustavia, la capitale « jet set » de Saint-Barth pour une escale en plein carnaval ! Le délire complet, Lire la suite

La grande bouffe

En bon marin français, il va de soi que le sujet importe beaucoup à bord, en revanche la tâche est ardu, car dans les îles l’approvisionnement n’est pas toujours évident surtout si l’on veut varier les menus et satisfaire le plus grand nombre. Alors non, à bord on est loin de la grande bouffe, mais ça n’empêche pas d’être heureux !

DSC_2525-2

La difficulté dans l’élaboration des menus est d’autant plus grande qu’il s’agit de trouver des idées repas deux fois par jour, sept jours sur sept… On s’arrache un peu les cheveux (pour ceux qui en ont encore !) et avouons-le « la pasta » sous ses différentes formes est souvent de la partie ! Pâtes au chorizo, pâtes au thon, pâtes à la tomate, pâtes au beurre, pâtes carbo, gratins de pâtes, pâtes au fromage, etc.

DBI_9075

Enfin des protéines fraiches !

Évidemment j’aurais aimé vous dire que nous pêchons quotidiennement de quoi subvenir à nos besoins, que la dorade n’a plus aucun secret pour nous qu’elle soit préparée à la Tahitienne ou simplement dorée à l’unilatérale sur notre plancha… évidemment voilà le rêve. Mais nous ne sommes pas des pêcheurs très doués – ce n’est pas faute d’essayer, mais à part les barracudas qu’il n’est pas question de manger, nous ne remontons pas grand-chose à bord – et devons nous faire avec ce que l’on trouve sur les îles. Alors, qu’est-ce qu’on mange à bord ?
Lire la suite

Le nouveau-monde

Grenadines ? OK ! Martinique ? OK ! Dominique ? OK ! Guadeloupe ? En cours !! C’est à coup de sauts de puce que nous explorons les petites Antilles. Des navigations courtes, souvent houleuses et contre le vent. Bref, pas toujours le kiff pour l’équipage, mais l’épreuve est de courte durée et la promesse de nouvelles découvertes est une motivation suffisante !

dbi_8439

Que nos arrivées dans les îles soient saluées par des cocotiers au garde à vous ou par des mornes majestueux, rares sont les mouillages auxquels on ne s’attache pas. L’arrivée par la mer suscite toujours ce sentiment de nouveaux explorateurs ! Bon, depuis 1492 les marins à avoir foulé ces plages se comptent par milliers, n’empêche que pour nous c’est une première et on a vite fait de faire abstraction des autres voiliers au mouillage. Alors, lorsque notre annexe s’échoue sur la plage et que nous foulons du pied une nouvelle île, on se prend à s’imaginer dans le rôle de Christophe Colomb ou Gérard Depardieu… (La bande-son de Vangelis en moins… heureusement !) Lire la suite

13 jours et une poignée d’heures…

Enfin, nous sommes arrivés à destination ! La Martinique apparaît devant nous, là juste là… Enfin, la terre ferme, la civilisation ! Enfin car 13 jours c’est long ! 13 jours à ne voir que la mer, certes changeante, ça reste la mer…

img_0337

L’équipage de Lolito avec dans l’ordre : Matthieu l’équipier responsable sécurité et respect du cap ; Damien le skipper responsable navigation, repas, manœuvres, etc ; Laure coskipper lanceuse de débat, animatrice ; Line mousse bâbord ; Milo mousse tribord.

Et puis une transat’, c’est 13 jours dans un mouvement perpétuel, 13 jours du bruit du vent, des voiles qui claquent, des vagues qui s’écrasent sur le bateau et
de jolis surfs grisant. 13 jours à se cogner, à perdre l’équilibre,
Lire la suite

Salut à vous !

Le grand départ, c’est un peu comme un rendez-vous amoureux. On l’attend avec autant d’impatience, qu’on le redoute…

Gibraltar.jpg

Passage devant le rocher de Gibraltar

 

Avouons-le maintenant, mais il y a deux mois, à quelques heures de larguer les amarres, c’est avec une petite boule au ventre qu’on faisait avec Laure la dernière check-list. Avait-on tout prévu, tout anticipé ? Forcément non. Mais la préparation matérielle est une chose, la coupure avec ceux qu’on aime en est une autre. La famille et les amis que l’on ne reverra pas avant plusieurs mois est LE point sensible… Si ! Mais ne larmoyons pas trop, le projet Lire la suite

Les trésors engloutis de Lolito

L’automne approche aussi sur Lolito, mais ici ce ne sont pas les feuilles mortes qui commencent à virevolter dans le ciel avant de toucher terre… Ici ce sont jouets, outils, couverts et autres ustensiles forcément indispensables qui semblent irrémédiablement attirés par les fonds…

tresors-engloutiUne, deux, trois, quatre fois… On ne compte plus les plongeons express tout habillés où dans le meilleur des cas en maillot de bain (rare, il va de soi), pour tenter de rattraper in extremis dans sa lente chute abyssale le précieux trésor échappé des mains d’un mousse inexpérimenté ou d’un cap’tain maladroit… Des plongeons souvent inutiles, de rare fois couronnés de succès. Imaginez pour le plongeur toute la difficulté Lire la suite