12 000 milles autour de l’Atlantique !

Ayé! Nous avons analysé – rapidement – les traces de nos navigations enregistrées par notre GSP et le couperet est tombé… Tattatin… 

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Notre « tour sur lo » en 337 jours (8/08/16 – 11/07/17) autour de l’Atlantique nous aura fait parcourir 11 763,7 milles nautiques et aura nécessité 2 mois, 20 jours et 14 heures de navigation en haute mer ou le long des côtes. Autrement dit, nous avons passé 257 jours au mouillage. Avec un apéro par jour au mouillage, disons de 4 heures, nous avons donc passé au minimum 1028 heures à festoyer avec des amis! Voilà bien le vrai bonheur!  

Les statistiques nous racontent aussi que nous avons navigué avec au maximum 43 noeuds de vent (79 km/h), ce qui est très raisonnable. En revanche, notre « avion de chasse » Lolito aura établi son record de vitesse dans un surf entre les Canaries et le Cap Vert à 16,6 noeuds soit 30 km/h (le record du monde est de 59,37 nds… nous en sommes bien loin!). Bon, notre quotidien sur l’eau était bien plus tranquille Lire la suite

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Rythme tropical

À tous ceux qui s’inquiètent ou s’impatientent : non, notre voyage ne s’est pas arrêté ; non, nous n’abandonnons pas la tenue du blog ; non, nous ne sommes pas passés en mode furtif pour échapper à l’actualité dans le monde. Seulement, le temps en voilier défile différemment et puis nous avons passé le tropique et touché les îles…

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Loin d’être encore « tropicalisé », nous nous adaptons doucement au rythme local – c’est une question de politesse (!) — enfin, quand bien même nous voudrions multiplier les billets sur le blog, il faut pour cela avoir une connexion Internet potable et ça, ce n’est pas toujours gagné ! Alors qu’avons-nous fait depuis notre départ de Lanzarote ? Nous avons navigué, tout simplement ! Parfois, contre le vent, parfois avec le vent pour nous, parfois dans la tempête, rarement par calme plat. Reprenons.
L’objectif était de rallier le Cap-Vert en partant de l’île de Fuerteventura aux Canaries. Une belle navigation d’une semaine poussée par les alizées, ces vents soufflant du nord-est. Évidemment, le jour J, ils n’étaient pas au rendez-vous et même franchement opposés à notre route vers le sud. Il a donc fallu attendre la bonne fenêtre météo pendant deux jours sur Gran Canaria avant de partir. Enfin, les alizées sont annoncées et le top départ est donné. Lolito devrait être poussé par 20 à 25 nœuds de vents vers l’archipel de Césaria Evora ! En réalité, nous serons catapultés vers l’archipel par des vents de 30 noeuds et plus. Plus clairement : on a eu du gros temps Lire la suite

Retour en mer et cap au Sud !

Notre escale nord-africaine prend fin et c’est avec envie que nous remettons le cap au large pour notre toute première longue navigation. Au programme plus de quatre jours de mer avant de toucher de nouveau terre aux Canaries dans l’unique mouillage possible sur l’île quasi déserte de Graciosa.

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Départ de Rabat derrière notre bateau pilote qui nous guide entre les bancs de sable

Il est des moments où l’on se demande pourquoi on voyage sur un voilier à l’heure des vols long-courrier tout confort… Voilà sans doute l’interrogation principale qui aura tordu l’estomac de Laure durant les quatre jours qu’aura duré la traversée du Maroc vers les Canaries ! Allez savoir, la mer était pourtant docile et notre décision de repousser notre départ de Rabat pour attendre les vents portants d’un anticyclone fut judicieuse. En plus, cela nous a largement laissé le temps de profiter de l’ambiance marocaine. Un dernier saut dans le souk de Salé (indiscutablement mon pref’) pour acheter des produits frais — grenades, avocats, clémentines, poivrons, œufs, pain, dates, fruits secs, olives multicolores — et c’est parti. À l’étale, nous suivons sagement le bateau pilote dans le lit du Bouregreg, un petit signe aux surfeurs désoeuvrés attendant le retour des vagues au pied de la Casbah et nous voilà reparti, cap au sud !

Vite, on sort toute la garde-robe de Lolito. La grande voile est hissée Lire la suite

Et nous découvrons Minorque !

Aux petites galères techniques inéluctables semble-t-il d’un tel projet, et à la nécessaire acclimatation à la vie en mer, succède le temps de la découverte d’un littoral exceptionnel. Minorque en guise de préface à notre année sabbatique… un bon choix.

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Lolito  (entre deux branches !) au mouillage dans Calla Macarelleta y calla Macarella, au sud de Minorque

Voilà bien une chose (très) rassurante, les navigations mêmes de plus de 20 heures se passent idéalement. Chacun trouve son rythme : Line et Milo jouent beaucoup au Lego, au Playmobile, apprennent à faire des nœuds, écoutent leur musique, leurs histoires, lisent et dorment. DSC_3334Pendant que de notre côté, on assure la veille, on bouquine et on assure nécessairement l’intendance. En revanche, nous sommes unanimes : quand la brise se lève et que le moteur est enfin réduit au silence, c’est un grand soulagement collectif ! Pour notre seconde grande traversée (après celle du golfe du Lion entre Port-Camargue et le cap Creus réalisé à 80 % au moteur), la fenêtre météo nous était bien plus favorable puisque la moitié de la navigation s’est faite à la voile. Soit dix heures sous grand-voile et code D à glisser sur une mer calme avec une grosse, très grosse surprise Lire la suite

Y viva la Catalone !

C’est le 8 août, pour mon anniversaire, que nous avons quitté Port Camargue et entamé notre voyage. Objectif : Barcelone. Nous partons vers 6 h du matin. Le temps est calme la mer plate, mais un fort coup de vent est annoncé pour le lendemain, alors pas question de trainer dans le golfe du Lion.

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Tout se passe bien pour cette première navigation, mais évidemment aucun de nous deux n’avait pensé à prendre un anti mal de mer et l’on n’y coupe pas : en début d’après-midi les enfants commencent à être nauséeux… Nous ça allait à peu près, mais après quelques heures tombe le gros coup de fatigue caractéristique ! Mon lot de consolation : c’est la fête que m’ont fait les dauphins à deux reprises en fin de journée en passant le Cap Creus ! Ça, plus le coucher du soleil… ça valait bien quelques nausées ! Lire la suite

Une première nav’ frileuse !

Avis de grand frais à fort coup de vent en cours, 7 à 8 entre Beauduc et Sicié. Fortes rafales. Mer peu agitée à agitée, localement forte entre Fos et Porquerolles.

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En cette fin du mois de janvier, la météo peut paraître peu engageante, mais une série de consultation auprès des navigateurs locaux. confirme qu’il existe bel et bien une fenêtre météorologique favorable pour effectuer en sécurité notre première navigation sur notre fier Feeling 416. L’objectif est de rallier Fréjus depuis Port-Saint-Louis du Rhône : 116 milles à parcourir en profitant d’une queue de mistral qui nous poussera à vive allure vers notre destination avant qu’une bascule au nord-est dans la nuit ne nous oblige à remonter face au vent sur la fin de parcours. Le fenêtre est étroite : il nous faut partir dès que le mistral faiblit un peu — tout au moins les rafales — en fin de journée pour parcourir le maximum de distance avant que le vent ne tourne, offrant alors des conditions sans doute moins musclées, mais nettement plus inconfortables. Lire la suite