Dernière balade avant grand départ !

Wouah… Quel contraste entre les îles semi-désertiques où nous accostons depuis quelques semaines et la luxuriance de Santo Antao. Route vertigineuse à flanc de montagne et végétation tropicale, c’est une véritable bouffée de chlorophylle pour tout notre équipage. Une belle initiation aux tropiques aussi pour notre équipier fraichement débarqué de Toulouseah.. Toulouse !

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Nous avons en effet attendu notre équipier recruté (assez facilement, il est vrai) pour la transatlantique avant de nous aventurer sur Santo Antao. Le grand (frère), le fort (en gueule), le défenseur des opprimés est dans la place ! Son objectif : aider à la manœuvre, à la veille et maintenir la paix sociale à bord (c’est un pro) si jamais durant ces quinze jours d’enfermement atlantique l’ambiance venait à dégénérer.

dsc_4727Mais pour l’instant, nous abordons Santo Antao. Une île étonnante, que l’on devinait à peine ces derniers jours tant elle était enveloppée dans un épais cocon nuageux. De toute façon, le canal entre Sao Vicente et Santo Antao est comme un fossé délimitant deux climats, deux ambiances, deux mondes. Un canal où peu sévir des vents violents et une mer mauvaise. D’un côté Sao Vicente où seules quelques oasis lovées dans les vallées du centre de l’île permettent aux habitants de maintenir une petite agriculture de subsistance et Santo Antoa où la moindre parcelle de terre à flanc de montagne est cultivée. De sorte que cette île ressemble beaucoup plus à l’image classique que l’on se fait d’une île tropicale que le reste de l’archipel. Notre excursion Lire la suite

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Dépression, que nous réserves-tu ?

L’idée de ce post à germée à Almeria où nous étions bloqué par un avis de vent frais et nous l’écrivons maintenant depuis Rabat où nous attendons le passage d’une dépression pour reprendre la mer… Alors une dépression à terre – même au Maroc – c’est la pluie et la déprime ! Au large, c’est synonyme de grand rangement, car la mer et le vent vont immanquablement nous ballotter dans tous les sens. Sauf si on anticipe un peu sa venue et que l’on se planque dans un mouillage ou dans un port. Ce qui est trés clairement notre pratique à bord de Lolito !

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Observation du passage d’un orage à Formentera, Baléares.

Alors comment anticiper l’arrivée d’une dépression : faire confiance aux fichiers méteo que l’on reçoit sur notre iPad via une application (weather 4D) et comprendre un minimum son fonctionnement… D’où ce post un peu technique et théorique.

Une perturbation associée à une dépression désigne le passage d’un front chaud puis froid et parfois d’un front occlus. Oulala… Ne décrochez pas tout de suite, Je vous explique : si Lolito navigue dans le sens de déplacement d’une perturbation (grossière erreur) nous pouvons nous attendre à vivre pendant une vingtaine d’heure le scénario climatique suivant. En effet, le passage d’une perturbation dure environ 24 heures, mais généralement on l’évite ou on reste au port !

Tout commence donc par un temps calme, frais et ensoleillé Lire la suite

Un pilote, qu’est-ce que c’est ?

C’est un équipier supplémentaire qui tient la barre du navire quand on manoeuvre, bricole, dort, joue, lit, cuisine, ou qu’on ramène le plus gros poisson de la mer au bout de la ligne ! Sur Lolito, c’est lui qui tient la barre près de 90 %  du temps, c’est pourquoi il faut vraiment qu’il assure. Pour l’instant il n’a pas de petit nom, mais ça ne devrait pas tarder !

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Interface sur pilote NKE. On modifie le cap en appuyant sur les touche 1 ou 10 (degres) rouge ou verte (bâbord/tribord)

À quoi ça ressemble ?
C’est un ensemble composé d’un vérin, d’un calculateur, d’un écran, d’un compas et qui potentiellement relié à d’autres capteurs (GPS, girouette, loch, gyrocompas, etc.).

Est-ce utile ?
Ce n’est pas indispensable pour naviguer un après-midi, par beau-temps… Mais dès que la navigation s’éternise et que le temps fraichit, il se rend indispensable. Qui a navigué un jour avec un pilote naviguera toujours avec un pilote. En tout cas, il en prend le risque tant cela est confortable pour manoeuvrer, lire un magazine ou prendre l’apéritif.

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On n’est pas parti !

… Mais on y est presque ! On ne va pas reproduire ici l’intégralité de notre « todolist », mais tous les jours nous rayons une dizaine de points immédiatement remplacés par une nouvelle liste de choses à faire !

Damien

En toute honnêteté, nous ne résoudrons pas en intégralité la liste des milliers de trucs à faire avant de partir. Alors, pourquoi attendre ? Parce qu’il y a certains travaux essentiels à réaliser qu’il a fallu confier à des professionnels par exemple raccourcir l’étai – ce bête câble qui tient le mât tout droit sur le pont – de 4 cm (!!) merci Sylvain, ou bien installer le pilote automatique digne du parcours transocéanique que nous allons effectuer, d’ailleurs je poste dans la foulée un sujet sur cet équipier indispensable sur un voilier, ou encore brancher nos panneaux solaires et tout ce qu’il faut pour produire nous-même notre énergie.

Alors qu’est-ce qu’on fait de nos journées à Lire la suite

Au sommet !

« C’est énorme !! C’est mon Everest, mon Cap-horn ! » … non Laure c’est juste un mât !

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Première journée complète sur le bateau à bricoler toutes sortes de choses. Un journée tranquille. Tout d’un coup, l’air de rien, Damien me demande si je peux venir l’aider au pied du mât. Moi, sympa, j’arrête tout ! Lire la suite

Hourra !! je suis diplômé !

C’est fait, je suis désormais officiellement détenteur du CRR. Le Céherher ?? Quoi ? Non, le Certificat Restreint de Radiotéléphonie, le seul diplôme exigé pour faire notre périple.

C’est une question que l’on nous pose systématiquement lorsque l’on parle de notre projet :

– Ah, vous avez passé votre permis mer ?

– Heu… non…

En fait, le permis n’est pas nécessaire sur un voilier. Les plaisanciers y tiennent : « la voile est un des derniers espaces de liberté » ou presque… Disons, que c’est un domaine ou certaines choses sont encore laissées à l’appréciation du chef de bord ! À condition bien sûr Lire la suite

Un rêve en chantier…

C’est parti! Lolito a fait son entrée au Chantier Naval de Port Fréjus ou René-Pierre et son équipe aguerrie vont lui redonner une seconde jeunesse… 

Au programme, des prochaines semaines : Lire la suite

On a trouvé notre Bonheur !

« Alors ça, ça ressemble enfin à un vrai voilier ! » et au véritable commencement de notre aventure. Le pont est large, les cabines volumineuse et le carré lumineux. 

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Est-il costaud ? Oui, c’est encore l’époque (les années 90) où les cloisons sont structurelles, où les varangues – qui constituent le squelette du voilier – sont en bois stratifié. Bon, il est en dessous de sa côte… Qu’est-ce que ça cache ? Lire la suite

Partir, pourquoi pas nous ?

Dans six mois, nous vivrons à bord de notre voilier et mettront cap au large pour une année sabbatique en mer et en famille !

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Objectif caboter d’île en île autour de l’atlantique. Voire et surtout monter à nos deux enfants de nouveaux horizons, de nouveaux paysage. Eveiller leurs 5 sens au monde : voir d’autres couleurs, sentir d’autres parfums, entendre d’autre langues d’autres mélodies, gouter d’autres épices, toucher enfin d’aute terre, d’autre société.

Découvrir le monde tout simplement dans sa diversité, sa pluralité.

Mais revenons un peu en arrière : l’idée de cette année sabbatique en mer a germé à la fin de l’été dernier de façon assez inattendue. Lire la suite