Oceanotonie…

Si les jours ne se ressemblent pas, ici, au beau milieu de l’Atlantique, il est étonnant de voir comment les quarts de nuit semblent se répéter à l’infini…

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Quelle joie alors quand un navire apparaît enfin sur l’horizon rompant la monotonie de nos veilles obligatoires sur le pont à guetter une âme dans ce grand désert qu’est l’Atlantique. Car avouons le les rencontres sont rares, voir exceptionnelles. Depuis notre départ de Mindelo, nous avons perdu de vue les autres voiliers partis de concert avec nous, croisé un cargo qui faisait route sur le Brésil, surveillé avec attention un pêcheur japonais au beau milieu du parcours, aperçu un voilier français et observer un gros yacht de star faisant route vers les Antilles à une allure bien plus soutenu que la notre, le veinard ! Finalement seul un plaisancier allemand nous aura suivit toute une journée mais de si loin que seul sa trace sur l’écran de l’ AIS était repérable laissant l’horizon désert.
Bref les nuits se ressemblent, étoilées mais sans plus même si l’arrivée de la pleine lune qui risque à changé l’esthétique de nos quarts de nuit. En revanche, les journées sont toutes différentes. Il est étonnant de voir combien la mer à différents visages et à quelle vitesse elle change de mine.
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Dernière balade avant grand départ !

Wouah… Quel contraste entre les îles semi-désertiques où nous accostons depuis quelques semaines et la luxuriance de Santo Antao. Route vertigineuse à flanc de montagne et végétation tropicale, c’est une véritable bouffée de chlorophylle pour tout notre équipage. Une belle initiation aux tropiques aussi pour notre équipier fraichement débarqué de Toulouseah.. Toulouse !

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Nous avons en effet attendu notre équipier recruté (assez facilement, il est vrai) pour la transatlantique avant de nous aventurer sur Santo Antao. Le grand (frère), le fort (en gueule), le défenseur des opprimés est dans la place ! Son objectif : aider à la manœuvre, à la veille et maintenir la paix sociale à bord (c’est un pro) si jamais durant ces quinze jours d’enfermement atlantique l’ambiance venait à dégénérer.

dsc_4727Mais pour l’instant, nous abordons Santo Antao. Une île étonnante, que l’on devinait à peine ces derniers jours tant elle était enveloppée dans un épais cocon nuageux. De toute façon, le canal entre Sao Vicente et Santo Antao est comme un fossé délimitant deux climats, deux ambiances, deux mondes. Un canal où peu sévir des vents violents et une mer mauvaise. D’un côté Sao Vicente où seules quelques oasis lovées dans les vallées du centre de l’île permettent aux habitants de maintenir une petite agriculture de subsistance et Santo Antoa où la moindre parcelle de terre à flanc de montagne est cultivée. De sorte que cette île ressemble beaucoup plus à l’image classique que l’on se fait d’une île tropicale que le reste de l’archipel. Notre excursion Lire la suite