Les Vierges en guise d’adieu…

… aux petites Antilles ! Après elles, cap sur les Grandes Antilles – République Dominicaine et Cuba. La fin du périple se dessine progressivement, mais pour le moment nous continuons nos sauts de puces d’île en île et continuons de fouler du pied du sable toujours plus fin, plus blanc, plus chaud !

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Est-ce qu’on s’en lasse ? Non. Est-ce qu’on se blase ? Un peu, mais on se reprend vite ! La dernière escale à Barbuda était pour le coup franchement incroyable. Pour être simple Barbuda est une succession d’immenses plages de sable claire baignée dans des eaux turquoise où se dessine souvent l’ombre furtive d’une raie… une véritable carte postale de la plage paradisiaque et désertique. Changement d’ambiance lors de notre remontée de l’arc antillais qui nous a amenées à mouiller devant Gustavia, la capitale « jet set » de Saint-Barth pour une escale en plein carnaval ! Le délire complet, Lire la suite

La grande bouffe

En bon marin français, il va de soi que le sujet importe beaucoup à bord, en revanche la tâche est ardu, car dans les îles l’approvisionnement n’est pas toujours évident surtout si l’on veut varier les menus et satisfaire le plus grand nombre. Alors non, à bord on est loin de la grande bouffe, mais ça n’empêche pas d’être heureux !

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La difficulté dans l’élaboration des menus est d’autant plus grande qu’il s’agit de trouver des idées repas deux fois par jour, sept jours sur sept… On s’arrache un peu les cheveux (pour ceux qui en ont encore !) et avouons-le « la pasta » sous ses différentes formes est souvent de la partie ! Pâtes au chorizo, pâtes au thon, pâtes à la tomate, pâtes au beurre, pâtes carbo, gratins de pâtes, pâtes au fromage, etc.

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Enfin des protéines fraiches !

Évidemment j’aurais aimé vous dire que nous pêchons quotidiennement de quoi subvenir à nos besoins, que la dorade n’a plus aucun secret pour nous qu’elle soit préparée à la Tahitienne ou simplement dorée à l’unilatérale sur notre plancha… évidemment voilà le rêve. Mais nous ne sommes pas des pêcheurs très doués – ce n’est pas faute d’essayer, mais à part les barracudas qu’il n’est pas question de manger, nous ne remontons pas grand-chose à bord – et devons nous faire avec ce que l’on trouve sur les îles. Alors, qu’est-ce qu’on mange à bord ?
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Le nouveau-monde

Grenadines ? OK ! Martinique ? OK ! Dominique ? OK ! Guadeloupe ? En cours !! C’est à coup de sauts de puce que nous explorons les petites Antilles. Des navigations courtes, souvent houleuses et contre le vent. Bref, pas toujours le kiff pour l’équipage, mais l’épreuve est de courte durée et la promesse de nouvelles découvertes est une motivation suffisante !

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Que nos arrivées dans les îles soient saluées par des cocotiers au garde à vous ou par des mornes majestueux, rares sont les mouillages auxquels on ne s’attache pas. L’arrivée par la mer suscite toujours ce sentiment de nouveaux explorateurs ! Bon, depuis 1492 les marins à avoir foulé ces plages se comptent par milliers, n’empêche que pour nous c’est une première et on a vite fait de faire abstraction des autres voiliers au mouillage. Alors, lorsque notre annexe s’échoue sur la plage et que nous foulons du pied une nouvelle île, on se prend à s’imaginer dans le rôle de Christophe Colomb ou Gérard Depardieu… (La bande-son de Vangelis en moins… heureusement !) Lire la suite

Take your time

Les Caraïbes… ça y est, nous y sommes depuis déjà un mois et demi et avons fait nôtre les devises locales. Si le très marketé « pas ni pwoblem » créole que l’on retrouve sur tous les t-shirts souvenir martiniquais fut adopté par l’équipage dés notre arrivée de transat, c’est l’expression des locaux de Sainte-Lucie et des Grenadines qui nous correspond le mieux: « Take  your time »… ah ça on le prend notre temps! Un temps qui semble inévitablement s’étirer… Bonheur!

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Bon n’allez pas croire que le rythme et la discipline à bord ce sont relâchés. Chaque matin, l’école ainsi que les tâches d’entretien de Lolito (n’oublions jamais qu’un bateau c’est une emmerde par jour!) continuent de marquer le début de nos journées, avant que nous puissions pleinement profiter des mouillages où nous plantons la pioche – notre ancre – et là, là alors, nous prenons tout notre temps !… Y compris pour actualiser le blog où les derniers postes ont été, reconnaissons-le, un brin laconique.

Depuis notre escale – à terre – en Martinique, nous avons donc repris la mer, cap au sud vers les Grenadines. En chemin, nous avons quand même mouillé à Sainte-Lucie. Juste le temps de se faire bouloter par des chauves-souris un plein régime de bananes entreposé dans des filets à l’extérieur : voilà sans doute le prix à payer pour se poser dans Marigot Harbour, un trou à cyclone*. Je m’explique ce n’est pas un mouillage sauvage et désert, puisque le lieu, véritable carte postale touristique a été depuis longtemps civilisé. Il reste quand même un mouillage au cœur de la mangrove, cette forêt aquatique typique des tropiques, abritant mille espèces animales, dont des volatiles en tout genre. CQFD : au cœur de l’enfer vert planquer vos bananes Lire la suite

En route pour Sainte Lucie

En partant de Marigot Bay, j’ai vu un 5 mâts ! Je n’avais jamais vu ça !

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ps : Marigot Bay est une petite anse de Sainte Lucie 🇱🇨🌴

Bonne Année !!

Nous vous souhaitons plein de bonheur et vous offrons un petit rayon de soleil pour 2017 ! Pour nous, l’année commencera par une visite aux Grenadines histoire de savoir si là-bas la mer est rose ou turquoise…

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Bonne Année !

Bon, l’escale en Martinique, c’était des vrais vacances en famille : repas, visites, plage, rhumerie, repas, rhumerie, plage, repas, sieste, visite, plage… Bref, du coup pas de long post sur la vie dans les DOM… juste deux photos caractéristiques !

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Mouillage à l’Anse Figuier

 

 

 

La Martinique c’est ça…

 

 

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Grain tropical à la plage… la pluie continue de nous suivre !

 

 

Mais c’est aussi ça !

 

 

 

 

 

 

 

En attendant d’autres posts sur le blog, vous pourrez avoir un aperçu de notre organisation à bord de Lolito avec cette nouvelle page

Biz et encore une fois bonne année 2017 !

 

13 jours et une poignée d’heures…

Enfin, nous sommes arrivés à destination ! La Martinique apparaît devant nous, là juste là… Enfin, la terre ferme, la civilisation ! Enfin car 13 jours c’est long ! 13 jours à ne voir que la mer, certes changeante, ça reste la mer…

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L’équipage de Lolito avec dans l’ordre : Matthieu l’équipier responsable sécurité et respect du cap ; Damien le skipper responsable navigation, repas, manœuvres, etc ; Laure coskipper lanceuse de débat, animatrice ; Line mousse bâbord ; Milo mousse tribord.

Et puis une transat’, c’est 13 jours dans un mouvement perpétuel, 13 jours du bruit du vent, des voiles qui claquent, des vagues qui s’écrasent sur le bateau et
de jolis surfs grisant. 13 jours à se cogner, à perdre l’équilibre,
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Oceanotonie…

Si les jours ne se ressemblent pas, ici, au beau milieu de l’Atlantique, il est étonnant de voir comment les quarts de nuit semblent se répéter à l’infini…

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Quelle joie alors quand un navire apparaît enfin sur l’horizon rompant la monotonie de nos veilles obligatoires sur le pont à guetter une âme dans ce grand désert qu’est l’Atlantique. Car avouons le les rencontres sont rares, voir exceptionnelles. Depuis notre départ de Mindelo, nous avons perdu de vue les autres voiliers partis de concert avec nous, croisé un cargo qui faisait route sur le Brésil, surveillé avec attention un pêcheur japonais au beau milieu du parcours, aperçu un voilier français et observer un gros yacht de star faisant route vers les Antilles à une allure bien plus soutenu que la notre, le veinard ! Finalement seul un plaisancier allemand nous aura suivit toute une journée mais de si loin que seul sa trace sur l’écran de l’ AIS était repérable laissant l’horizon désert.
Bref les nuits se ressemblent, étoilées mais sans plus même si l’arrivée de la pleine lune qui risque à changé l’esthétique de nos quarts de nuit. En revanche, les journées sont toutes différentes. Il est étonnant de voir combien la mer à différents visages et à quelle vitesse elle change de mine.
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L’AIS, qu’est-ce que c’est ?

Nous sommes actuellement au milieu de l’Atlantique ! C’est donc un post programmé, une publication automatique, tout comme le système dont je vais vous parler : l’AIS. C’est un système électronique qui diffuse automatiquement via les ondes VHF l’identité, la route et la vitesse d’un navire à tous les autres pour limiter les collisions. Sur Lolito c’est une aide précieuse pour voir et être vu. En plus ça permet aux amis et à la famille de nous suivre à la trace sur internet

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Transpondeur AIS. Chaque triangle sur la cible représente un navire, son nom, son cap, etc.

Ça veut dire quoi AIS ?
Automatic Identification Système. C’est un système d’identification des navires conçu par le Suédois Häkan Lans dans les années 90 et développé sous l’autorité de l’Organisation maritime internationale.

Ça sert à quoi ?
En transmettant automatiquement en tant réel notre position, notre route et notre vitesse, l’AIS améliore la sécurité des zones où le trafic maritime est de plus en plus dense. Chaque navire, mais aussi les autorités de régulation (CROSS) peuvent suivre sur écran en tant réel le trafic et mettre en évidence d’éventuelle route de collision.

C’est obligatoire ?
Oui et non. Depuis 2004, le système est obligatoire sur les navires de commerce de plus de quinze mètres Lire la suite

Dernière balade avant grand départ !

Wouah… Quel contraste entre les îles semi-désertiques où nous accostons depuis quelques semaines et la luxuriance de Santo Antao. Route vertigineuse à flanc de montagne et végétation tropicale, c’est une véritable bouffée de chlorophylle pour tout notre équipage. Une belle initiation aux tropiques aussi pour notre équipier fraichement débarqué de Toulouseah.. Toulouse !

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Nous avons en effet attendu notre équipier recruté (assez facilement, il est vrai) pour la transatlantique avant de nous aventurer sur Santo Antao. Le grand (frère), le fort (en gueule), le défenseur des opprimés est dans la place ! Son objectif : aider à la manœuvre, à la veille et maintenir la paix sociale à bord (c’est un pro) si jamais durant ces quinze jours d’enfermement atlantique l’ambiance venait à dégénérer.

dsc_4727Mais pour l’instant, nous abordons Santo Antao. Une île étonnante, que l’on devinait à peine ces derniers jours tant elle était enveloppée dans un épais cocon nuageux. De toute façon, le canal entre Sao Vicente et Santo Antao est comme un fossé délimitant deux climats, deux ambiances, deux mondes. Un canal où peu sévir des vents violents et une mer mauvaise. D’un côté Sao Vicente où seules quelques oasis lovées dans les vallées du centre de l’île permettent aux habitants de maintenir une petite agriculture de subsistance et Santo Antoa où la moindre parcelle de terre à flanc de montagne est cultivée. De sorte que cette île ressemble beaucoup plus à l’image classique que l’on se fait d’une île tropicale que le reste de l’archipel. Notre excursion Lire la suite